COS / La robe cerf-volant

 

 

Un jour, en se promenant vers la Madeleine avec Philippe, on a remarqué cette robe dans la vitrine de COS. Je porte peu ce genre de pièce, mais elle nous a attirés par sa matière fluide, volatile et par sa forme déconstruite – on pourrait dire informe.

Elle m’a évoqué l’été, les cerfs-volants tendus par le vent ou les toiles de tentes gonflées par des bourrasques. Pas loin d’un geste artistique comme celui de Vivien Roubaud avec la pièce Quatre filins… Dans l’entrée du Palais de Tokyo, il faisait virevolter une bâche de plastique récupérée dans la rue. Cet objet simple et sans qualités devenait presque magique, laissait une sensation étrange et se prêtait à la contemplation. L’œuvre a laissé chez moi un goût pour le léger, le fragile, l’éphémère.

Cette robe a ravivé ces impressions, dans une version vêtement où la matière volète autour du corps au gré de ses mouvements et de l’environnement.