Londres est la première grande étape des semaines de la mode Homme et aussi l’une de nos préférée. Elle est le premier enchantement de cette fashion week entre découvertes, affirmations et audace. Elle s’appuie sur les tendances actuelles tout en renforçant les traits de caractères emprunts aux divers origines de ses créateurs de renommée tels que Craig Green, Christopher Shannon et J.W Anderson. Elle est pour la rédaction de SKONH, la ville qui affiche le plus large éventail de styles, d’originalité et de créativité.

Cette saison confirme certaines grandes tendances déjà ressenties pendant l’hiver 16/17 tels que le Tartan, le sportwear, l’oversize et le matelassé mais dévoile certaines nouveautés telles que le crochet chez J.W. Anderson ou bien de façon récurrente un travail sur le buste masculin plus court mais élargit aux épaules.

Venu seul et d’ailleurs, nous vous avons inclus un petit extra sur la fashion week de Kaliningrad (Russie) en vous présentant certains looks du show Gosha Rubchinskiy.

Chalayan AW17

Hussein Chalayan, le créateur préféré de Charlotte, à la fois artiste et designer, connu pour ses shows parfois spectaculaires, nous a une fois encore montré de belles pièces. Toujours minimalistes, elles jouent sur les codes du vêtement masculin, entre construction et déconstruction de manière subtile – comme souvent dans la mode homme.

Joseph

Joseph témoinge d’une envie de magnifier la mode masculine actuelle. La maison reprend les tendances actuelles (tartan/sportswear/oversize) dans des pièces séduisantes.

Vivienne Westwood

Vivienne Westwood conserve les codes punks qui sont sa signature et s’inspire des vêtements de tailleur à l’ancienne, comme le costume trois pièces. Ce mix and match fonctionne par touches plus ou moins discrètes et va parfois jusqu’à l’exubérance de motifs all-over. Elle propose cette saison une carrure masculine marquée, redéfinie par des épaules larges.

JW Anderson

J.W. Anderson, un des créateur en vogue ces dernières années, propose une collection qui assemble des pièces remarquables, d’époques et de styles différents. Peaux lainées, chandails extra-larges, chaque vêtement semble puiser dans des souvenirs et sa fantaisie…

Wander Zhou

Wander Zhou est une découverte pour nous. Il a retenu notre attention car chaque look semble proposer une nouvelle vision de la silhouette homme, le plus souvent accentuée sur le haut du corps, par des découpages de matière ou de couleur, une carrure souvent large et des étoffes épaisses aux plis anguleux.

Topman

On apprécie l’audace de Topman qui s’offre chaque année des superbe collections. La aussi, on retrouve une carrure large qui dessine une silhouette en X, avec des pantalons qui oublient le slim pour des jambes très évasées. Avec l’emploi du jean apparaît un univers très streetwear 90’s, un peu baggy, et un peu manga.

Graig Green

Craig Green est artiste avant d’être styliste, et puise dans la création contemporaine une liberté bienvenue. Il réinvente le vestiaire homme avec bravoure, dans des pièces fascinantes par la coupe comme par la matière. Des étoffes damassées assemblées, avec des empiècements de plastrons et des lanières, entre légèreté et lourdeur, semblent revisiter des costumes d’époque. D’autres pièces sont plus urbaines, variations sur la souplesse de la doudoune, voire sur l’uniforme militaire dans une version en cuir surpiqué. Chaque collection traduit une envie d’envelopper et de protéger le corps par le vêtement et invite à une rêverie poétique comme de vraies œuvres d’art.

Christopher Shannon

Christopher Shannon, le créateur londonien préféré de Philippe donne une teinte d’humour à sa collection en jouant sur les logos des marques connues plutôt qu’en cherchant des collaborations : le logo Boss devient Loss – comprenez « perte », statement politique sur le Brexit ? Un travail des styles en mélangeant les coupes du sportswear avec du jean, sans prendre de risque audacieux, mais avec talent.

EXTRA

Gosha propose une ligne directrice en accord avec la précédente : des collaborations avec des marques sportswear telles qu’Adidas et un univers qui s’inspire du foot et du monde des supporters. Le lieu du défilé, Kaliningrad est une enclave Russe entre Pologne et Lituanie. Elle a conservé son nom de l’époque de l’URSS. Entre Russie et Occident, elle marque le désir de réconciliation du créateur avec son pays et l’influence décisive de cet univers de l’Est sur la mode contemporaine.

Gosha Rubchinskiy



Rendez-vous très vite pour un debrief de la MEN’S FASHION WEEK de Milan sur www.skonh-blog.com .